Cyclotourisme

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Le cyclotourisme représente avant tout le tourisme à bicyclette. On ne peut séparer les deux volets de cette activité qui relève avant tout des loisirs et est très éloignée, à son origine, de toute pratique compétitive. Celui qui pratique cette activité est un cyclotouriste. Le cyclotourisme consiste à découvrir des sites, des paysages, des lieux où aller à la rencontre des populations en utilisant le vélo comme moyen de locomotion.

Le néologisme « cyclotourisme » a été créé en 1888 par celui qui est considéré comme l’apôtre du cyclotourisme, Paul de Vivie, alias Vélocio. Né à Pernes-les-Fontaines en 1853, Paul de Vivie vécut à Saint-Étienne où il mourut en 1930 des suites d’un accident de la circulation. Personnage hors du commun, il fût un ardent défenseur des vertus du cyclotourisme notamment dans la revue qu’il créa « Le Cycliste » moyen d’expression et d’information des randonneurs à bicyclette. Précurseur tant en technique, qu’en diététique, il exhorta les industriels stéphanois à se lancer dans la fabrication des cycles. Il démontra à cette époque que l’on peut rouler longtemps (il faisait des étapes de 40 heures), pour peu que l’on suive des règles élémentaires de pratique et d’hygiène.

Le cyclotourisme peut se décliner, selon la distance couverte, la durée du voyage et le type de matériel embarqué. La randonnée consiste en un trajet d’une journée ou d’une demi journée (le cyclotouriste pouvant alors aussi être appelé randonneur cycliste, la tendance étant ici plus sportive). Il ne nécessite pas de matériel particulier, à part de quoi réparer une crevaison, de quoi boire et manger. La longue randonnée permet de faire une boucle de plusieurs centaines de kilomètres avec un équipement de camping (cas du cyclo-campeur) et de réparation plus complet. Des vêtements spéciaux sont aussi à prévoir, pour faire face aux aléas météorologiques. On peut ainsi faire le tour d’un pays au plus près de ses frontières, ou rallier une ville distante en traversant un ou plusieurs pays. On peut aller jusqu’à faire le tour du monde à bicyclette, en prévoyant un matériel important pour pouvoir notamment réparer (presque) tout type d’avarie en toutes circonstances.

Les Règles

Quelques spécificités du cyclotourisme

    Équipement

    – Le vélo en tant que machine est bien sûr au centre des préoccupations matérielles du cyclotouriste. Il doit être robuste pour soutenir le poids des bagages et supporter les aléas du voyage. Il doit aussi être sûr et confortable. La selle et la position corporelle du cycliste sont à soigner tout particulièrement afin d’éviter que les longues heures passées à pédaler ne tournent au calvaire.

    – Les puristes et les plus conservateurs sont fidèles à un modèle éprouvé appelé « randonneuse ». Avec leurs roues de 650b, ces machines sont particulièrement fiables et robustes (cadre tubes acier de très haute qualité), souvent fabriquées sur mesure, avec tout un détail d’équipements destinés à faciliter la vie sur la route, par tous les temps : garde-boue en duralumin, porte-sacoches (porte-bagages) en tubes d’acier légers, moyeux aux roulements très doux, selle en cuir, sacoche de guidon, larges sacoches surbaissées pour le camping.

    – De plus en plus de cyclotouristes se tournent vers le vélo couché, qui offre un meilleur rendement, notamment en pleine charge (son aérodynamisme est meilleur, sa stabilité aussi, le centre de gravité étant plus bas). Certains choisissent plutôt le tricycle couché (dit trike) pour son confort et sa stabilité. Ces véhicules bas sur roues ont toutefois du mal à trouver leur place dans la circulation automobile. Ils sont plus populaires dans les pays nordiques, où ils disposent d’un vaste réseau de pistes cyclables.

    – Pour augmenter la charge utile que le cycliste pourra transporter, il peut être fait usage d’une remorque. Il en existe plusieurs types. Les remorques basses à une seule roue sont les plus légères et les plus maniables. Il est par contre fortement déconseillé de porter un sac-à-dos : c’est à la fois inconfortable et déstabilisant.

    – La discrétion et la faible vitesse du cyclotouriste (20km/h en moyenne pour les plus entraînés) imposent un effort de signalement à l’attention des automobilistes qui partagent sa route, de jour comme de nuit, et il faut redoubler de vigilance par temps de pluie. Un fanion fluorescent sur le côté gauche (si on roule à droite) et le port de vêtements clairs ou fluorescents (gilet de haute visibilité) permettent d’augmenter la visibilité de l’équipage en journée. Un éclairage règlementaire (phare avant blanc ou jaune, feu arrière rouge), robuste et efficace, est indispensable même s’il n’est pas prévu de circuler de nuit.

    Parcours notables en France

    • La Loire à vélo : itinéraire pour cyclo-voyageurs entraînés (prévoir de pédaler 60 km par jour ) qui permet de découvrir des villes du Val de Loire au fil de l’une des traversées cyclistes les plus emblématiques.
    • La Vélodyssée : itinéraire vélo qui débute en Angleterre et se termine à la frontière espagnole. Cette véloroute de 1200 km peut être divisée en plusieurs parties :

    Parcours notables à travers le monde

    – En Amérique du Nord, plus particulièrement au Québec, un vaste réseau de chemin de fer vétuste a fait place à de nombreuses pistes cyclables. La Route Verte comprend 5 000km de pistes cyclables qui relient le Québec d’un bout à l’autre. De réels efforts sont faits pour favoriser l’expansion de ce sport. Plusieurs publications comme Vélo Québec ou Géopleinair en font la promotion.

    – Aux États-Unis, l’association Adventure Cycling propose un réseau d’une vingtaine d’itinéraires pour découvrir le pays.

    – En Europe, la Fédération européenne des cyclistes coordonne un vaste programme de véloroutes, le réseau EuroVelo (70 000km), très fréquenté.

    – Parmi les véloroutes mythiques on retrouve :

    • Le Pamir et la Karakorum Highway
    • La route de la Soie
    • La Transamérique de l’Alaska à Ushuaïa

    Cyclotouristes historiques

    • Paul de Vivie, a été l’éditeur pendant 43 ans du journal Le Cycliste, qu’il fonda en 1887. 
    • Thomas Stevens est le premier homme à effectuer un tour du monde à bicyclette (1884-1886).
    • Lionel Brans, récit d’un raid à bicyclette de Paris à Saïgon en 1948-1949.
    • Lucien Péraire, a voyagé grâce à son vélo et à la langue espéranto, de France jusqu’en Asie du Sud-Est en 1928-1932.
    • Heinz Stücke, cyclotouriste allemand, a parcouru plus de 550 000km à vélo dans 192 pays depuis 1960.
    • Claude Marthaler, cyclotouriste suisse et auteur
    • Annie Londonderry, une des premières personnes à faire le tour du monde à bicyclette, en 1894.

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