Vélo tout-terrain

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Le vélo tout terrain (VTT) ou vélo de montagne (de l’anglais mountain bike) ou encore vélo de randonnée sportive est un vélo destiné à une utilisation sur terrain accidenté, hors des routes goudronnées. Il sert pour diverses activités de loisirs individuelle et collectives ainsi que pour des pratiques sportives réglementées par l’Union cycliste internationale. 

Ce type de vélo est apparu aux États-Unis au milieu des années 1970 afin d’organiser des épreuves de descente en montagne. Joe Breeze est reconnu comme le premier artisan à avoir construit un vélo uniquement destiné au tout-terrain. Mais c’est Tom Ritchey qui lance la première fabrication en série, en créant la marque Fisher MountainBikes en 1979, avec Gary Fisher et Charlie Kelly.

Les pratiquants peuvent être nommés « vététistes », enduristes ou « pilotes » en fonction du type de pratique. Le cross-country est la pratique majoritaire mais il existe plusieurs autres disciplines : descenteendurofreeridetrial, etc. Les caractéristiques des VTT employés sont spécifiques à chacune de ces disciplines.

Les Règles

Quelques spécificités du VTT

    Le matériel

    Le cadre est en acier, en aluminium renforcé, en carbone ou en titane.

    Le VTT

    Il existe aujourd’hui des VTT équipés de roues de 29 pouces de diamètre ainsi que de 27,5 pouces. Les pneus deviennent de plus en plus larges, d’où la nouvelle appellation de 29+ et 27,5+, qui correspondent à ces diamètres en largeur de plus de 2,6 pouces. La spécialisation de la pratique engendre des VTT toujours plus spécifiques, des vélos au cadre adapté qui peuvent par exemple accueillir des roues avec pneus de 3,8 pouces de large (96mm) et plus pour les fatbikes, permettant d’évoluer plus facilement sur des milieux meubles comme le sable ou la neige. Tandis que les VTT de trial sont dépourvus de suspension, et même parfois de selle. En plus des cadres VTT et des roues, le choix de pneus permet de varier les pratiques. Comme pour la route, l’assistance électrique est proposée par les fabricants sur les vélos de randonnée : ce sont les VTTAE.

    L’équipement du cycliste

    La pratique du VTT implique, outre le vélo, l’utilisation d’un certain nombre d’équipements adaptés. La plupart du temps, le cycliste porte un cuissard et un maillot sauf en descente ou en enduro, où il porte un pantalon ou un short renforcé et un maillot à manches longues.

    Les équipements de sécurité

    Casque

    Le casque est considéré comme le principal équipement de protection individuelle du cycliste. Il peut soit couvrir uniquement le haut de la tête, soit protéger également le visage avec une mentonnière fixe ou amovible rattachée à la coque du casque. On parle alors de casque intégral. Ce type de casque est souvent utilisé à vélo de descente.

    Gants

    Les gants préviennent les ampoules et protègent les mains en cas de chute. Les gants renforcés intègrent des éléments rigides — en plastique, carbone ou en caoutchouc — qui protègent certaines parties de la main. Dans les pratiques engagées (descente, enduro), les gants sont renforcées avec du carbone ou du caoutchouc sur le dessus de la main. Les mitaines, autrefois prisées en cross-country, ont quasiment disparu. Il existe aussi des protège-mains.

    Lunettes

    Une paire de lunettes claires ou teintées protège les yeux des projections, des insectes, du vent et de la végétation. En descente, on utilise généralement des masques semblables à ceux de ski (meilleure protection que des lunettes) ou de moto (comme pour les casques).

    Autres protections

    Parmi les nombreux équipements de protection du cycliste, citons :

    Ces protections sont obligatoires dans certaines disciplines (descente, freeride). En compétition, l’UCI impose le port du casque simple (sans mentonnière) en cross-country et trial, et du casque intégral en descente et four-cross.

    Les équipements de secours

    Outillage

    Pour les outils, le minimum consiste en un kit de réparation de crevaison (une chambre à air, une pompe, des démontes-pneu, de la dissolution et des rustines) et un multi-outils permettant d’intervenir sur les réglages du VTT. Le kit de réparation de crevaison peut dans certains cas être remplacé par une bombe anti-crevaison ou par du liquide préventif (que l’on ajoute lors du montage du pneu). On peut y ajouter quelques colliers rilsan, un dérive-chaîne, une petite burette d’huile, un couteau, un maillon de chaîne supplémentaire, etc.

    Trousse de secours

    Hors compétition, il est conseillé d’emporter avec soi une trousse de premiers secours avec une couverture de survie.

    Les disciplines

    La descente

    La descente, parfois appelée downhill et notée DH, consiste à descendre des pistes spécialement tracées pour le VTT. Les compétiteurs s’élancent chacun à leur tour sur la piste et le classement s’établit sur base d’un chronométrage.

    De par la nécessité de disposer de pistes en descente d’environ 1,5 à 3km, avec des remontées mécaniques, la descente est surtout pratiquée dans les stations de montagne ou de moyenne montagne. Les VTT de descente sont spécialement conçus pour cette discipline, avec des suspensions à grand débattement, des freins puissants, une géométrie ramassée à grand angle de chasse et sont généralement assez lourds. Ces caractéristiques les rendent uniquement utilisables dans cette discipline.

    La descente est une pratique reconnue en compétition par l’Union cycliste internationale (UCI). Les championnats du monde de descente ont lieu chaque année, en même temps que les championnats du monde de cross-country et ceux de four-cross.

    Le Freeride

    Freeride est un terme commercial à l’origine utilisé par les skieurs, recyclé et déposé par la marque américaine Cannondale en 1999 pour promouvoir la déclinaison de son modèle SuperV. Depuis, l’usage de ce terme a évolué et sa signification reste floue. On considère cependant que le freeride désigne une pratique se rapprochant de la descente de loisir, où l’on recherche une certaine technicité du terrain. Les VTT de freeride sont un compromis entre les vélos de montagne et les vélos de descente, permettant à la fois de descendre rapidement et de grimper dans des conditions correctes.

    Le freeride est surtout un concept commercial de loisir, même s’il existe une compétition de freeride appelée red bull rampage où chaque coureur est libre de choisir sa ligne. Le cyclisme de spectacle propose des compétitions utilisant le mot freeride. Ces compétitions se font sur des parcours d’obstacles parfois placés à des hauteurs impressionnantes (passerelles à sauter, parois rocheuses, etc.) et font intervenir un jury chargé de noter la prestation de chaque pilote en fonction de la qualité des trajectoires et du style de pilotage.

    L’enduro

    L’enduro, terme emprunté à la discipline moto, est une discipline située entre la descente et la randonnée. L’enduro se pratique sur des parcours techniques à profil descendant, mais cela n’empêche pas de trouver quelques montées sur ces parcours. On associe généralement l’enduro à la montagne. Les VTT d’enduro doivent être polyvalents, à la fois performants et confortables.

    Des compétitions appelées course d’enduro apportent à cette pratique le chronométrage sur des séries de parcours appelées « spéciales », comme en rallye automobile, avec des étapes de liaison plus ou moins longues et souvent en montée.

    Le all-mountain (ou Vélo de Montagne)

    Le all-mountain est une pratique hors compétition, qui s’apparente à de la randonnée sportive en montagne. Les vélos sont suspendus à l’avant et à l’arrière mais restent assez légers (12–13kg). Ils ont de bons freins et des suspensions de 120 à 160mm de débattement que l’on peut généralement bloquer, car ils doivent savoir aussi bien grimper des pentes raides que les descendre.

    C’est une pratique polyvalente, avec des vélos qui peuvent presque tout faire. Il n’est pas rare de pousser ou de porter le vélo dans des itinéraires de montagne quand des portions de ceux-ci ne permettent pas de rouler. Le all-mountain peut aussi avoir la dénomination Vélo de Montagne. Les pratiquants de cette discipline préfèrent généralement les sentiers aux larges pistes d’alpages, donnant à leurs parcours plus d’intérêt au niveau du pilotage.

    Le cross-country

    Le cross-country VTT, parfois noté XC ou X-country, consiste, pour tous les coureurs qui s’élancent en même temps, à effectuer un certain nombre de tours d’un circuit aux terrains variés, le plus vite possible. Le classement s’effectue sur l’ordre de passage sur la ligne d’arrivée. Les épreuves de cross-country pour hommes duraient environ deux heures originellement pour une distance variant autour de 40km. 

    L’entrée du VTT comme compétition olympique a profondément modifié la discipline. Les distances de course et les circuits sont de plus en plus courts. La venue de la télévision renforce le processus sur les courses de coupe du monde où les courses sont de plus en plus nerveuses et techniques. Les circuits comportent des ascensions plus courtes ce qui réduit les opportunités de creuser des grands écarts. 

    Le cross-country est une discipline reconnue par l’Union cycliste internationale (UCI) et dont les championnats du monde se déroulent chaque année. C’est également une discipline olympique depuis les jeux olympiques d’été de 1996.

    Les fabricants de VTT cross-country commercialisent, depuis le début des années 2010, des modèles avec assistance électrique. Les premières compétitions avec ce type de VTT ont eu lieu, en 2019, en France.

    La randonnée

    La randonnée VTT, proche de la randonnée pédestre mais à vélo, est sans doute la pratique la plus populaire du VTT. Il s’agit de se promener de façon plus ou moins sportive sur des chemins variés. Il existe un grand nombre de circuits de randonnée permanents balisés, ainsi que des randonnées ponctuelles organisées par des clubs ou des associations.

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