Boxe thailandaise

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La boxe thaïlandaise, ou muay-thaï, abrégée en boxe thaï, est un art martial, et plus précisément, un sport de combat, classé en Occident parmi les boxes pieds-poings, elle est surnommée l’art des huit membres en référence aux huit parties utilisées des bras et jambes. Les pratiquants (hommes et femmes), sont appelés nak muays. 

La boxe thaï trouve son origine dans des pratiques martiales ancestrales, notamment dans le muay boran (boxe traditionnelle) et le krabi krabong (pratique avec les armes). Elle est la plus populaire des boxes du Sud-Est Asiatique et doit sa popularité au fait qu’elle est une discipline nationale professionnalisée. Sa pratique permet à de nombreux sportifs (même très jeunes), entraîneurs, managers et promoteurs, d’en vivre. Elle représente un marché lucratif en Thailande générant autour d’elle une économie non négligeable. Comme les boxes apparentées elle a la réputation d’être une pratique de combat particulièrement virile et on lui reproche, par erreur, de répandre l’idée selon laquelle « tous les coups sont permis ».

Les Règles

1-  Tenue vestimentaire 

Les boxeurs (nak-muays) doivent êtres équipé d’une tenue appropriée au combat, se composant d’un short et d’un suspensoir pour la coquille.

Ils doivent combattre torse nu et pieds nus, mais sont autorisés à porter des chevillères. Ils peuvent nouer un ruban appelé « prajeet » autour d’un ou des deux bras.

La coiffure sacrée appelée « mongkon » est permise durant les phases préliminaires et rituelles mais doit être retirée avant le début du combat.

Les mains doivent êtres protégées par une bande élastique de trois mètres, fixée avec du ruban adhésif. Les gants peuvent aller de la taille 6 à la taille 16 onces.

2- Les scores 

Attribution des points:

  • Technique, précision, puissance et dommage engendré par chaque coup (de poing, de pied, de coude et de genou).
  • Habileté défensive.
  • Combativité et habileté à l’attaque.

Quand les boxeurs obtiennent le même nombre de points, la victoire revient à celui jugé le plus combatif. – Pénalité : L’arbitre est autorisé à retirer un point chaque fois que le combattant commet une faute grave ou faute mineure mais répétée.

La victoire est proclamée par:

par K-O : l’adversaire tombé à terre ne se relève pas dans les 10 secondes ;

par K-O technique : l’arbitre interrompt le combat parce qu’un athlète :

  • n’est pas en état de continuer
  • ne se présente pas après l’appel du gong
  • est victime d’une blessure qui l’empêche de poursuivre le combat
  • par décision du médecin, suite à une blessure
  • par abandon : l’un des combattants déclare ne pas vouloir continuer le combat
  • par disqualification de l’adversaire pour faute grave
  • par décision des juges : le combat une fois terminé, les juges attribuent la victoire au boxeur ayant obtenu le score le plus élevé

3- Les irrégularités 

  • Frapper l’adversaire quand il est à terre, lorsqu’il est en train de se relever ou bien après la fin du round
  • Tirer les cheveux.
  • Mordre ou cracher.
  • Frapper l’œil avec le pouce.
  • Prendre appui sur les cordes.
  • Combattre en se tenant à une corde.
  • Éviter malicieusement les attaques de l’adversaire, en feignant par exemple de tomber, de glisser sous les cordes ou de se cacher derrière l’arbitre.
  • Frapper intentionnellement les organes génitaux.
  • Commettre n’importe quelle action incorrecte susceptible de blesser l’adversaire.

 

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