Calcio florentin

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Le calcio florentin est un sport collectif florentin de la Renaissance. Disparu au cours du 18ème siècle , il fut relancé à Florence dans les années 1930. Une compétition opposant quatre quartiers de la ville se déroule désormais chaque année à la mi-juin sur la piazza Santa Croce. Inspiré de jeu de balle ancien et de lutte romaine, le calcio florentin voit s’affronter deux équipes de 27 joueurs qui cherchent à marquer le plus de buts à l’adversaire. La quasi-absence de règles fait qu’il est souvent considéré comme le jeu collectif le plus violent au monde.

Ce n’est qu’au début du Moyen Age que le calcio fiorentino s’est vraiment répandu dans toute la jeunesse florentine, qui le pratiqua à tous les coins de rue de leur ville. Avec le temps, et surtout pour des raisons d’ordre public, le jeu devint plus organisé. En 1580, on commença à y jouer dans les places les plus importantes de la ville. Les joueurs (giocatori ou calcianti) étaient pour la plupart des nobles, dont des futurs papes, âgés de dix-huit à quarante-cinq ans des quartiers de Santo Spirito, Santa Croce, Santa Maria Novella et San Giovanni. Ils s’affrontaient dans des matches de cinquante ou soixante minutes devant une foule bruyante et dans une ambiance musicale, le jeu étant une tradition surtout carnavalesque. Les matches se finissaient généralement par une bagarre générale.

La popularité du jeu se maintient pendant tout le 16ème siècle, mais le siècle suivant sera marqué par un déclin de l’attrait pour le calcio fiorentino. Le dernier match dont on a connaissance se joua en janvier 1739 sur la piazza Santa Croce. Il fallut attendre deux siècles avant que le jeu ne redevienne populaire à Florence.

Les Règles

Le format est simple : 2 équipes de 27 joueurs s’affrontent pendant 50 minutes pour marquer des buts qui font toute la largeur du terrain. On peut tirer avec n’importe quelle partie du corps. La seule subtilité, c’est que si vous tirez et ne marquez pas, vous perdez la balle et offrez 0,5 point à l’équipe adverse.

On peut décomposer les effectifs en :

  • quatre gardiens de but
  • trois défenseurs
  • cinq milieux de terrain ;
  • quinze attaquants

Mais la vraie particularité du calcio florentin ne réside pas dans cela. Elle demeure plutôt dans son absence quasi complète de règles. Globalement, c’est 15 mecs qui se battent au milieu, et des tentatives d’aller marquer d’un côté, et d’aller chercher celui qui a la balle frapper l’autre. Si l’on devait tout de même trouver des similitudes à ce sport rustre, ça serait un mélange de handball de rugby, de lutte gréco-romaine et de MMA.

Parmi les joueurs, il existe 2 capitaines qui sont chargés d’éviter tout débordement. Alors on va tout de suite être clair, la notion du débordement n’est pas ici la même que sur le reste de la planète Terre. Non, ici, le débordement c’est de se battre de manière civilisée. Interdits les 2 contre 1 et les coups par derrière. Brutes épaisses, certes, mais avec un certain sens de l’honneur dans le pugilat. Pour encadrer la partie, un arbitre principal et des arbitres de touche. Et des médecins. Beaucoup de médecins.

Le déroulement d’une partie de calcio florentin

Concrètement, ça commence par un entre 2, et puis de longues minutes de pugilat. La caméra tente bien de s’attarder de temps à autre sur les « joueurs de ballon » qui se font des passes, mais le début de match n’est clairement qu’une bataille rangée. Au fil du match cependant, des trous dans les différentes lignes apparaissent, tout comme les médecins au fur et à mesure. Car ça devient très rapidement du grand n’importe quoi. Une fois les premières montagnes tombées, ce sont les secondes lignes qui commencent à se mettre sur la tronche, avec des percées pour aller tenter de faire quelque chose du ballon. Et au fil de la partie, les joueurs courent entre les KO et commotions cérébrales. En regardant un match, on peut facilement comprendre le qualificatif qu’on lui donne : « le sport le plus violent du monde ».

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