Saut à la perche

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Le saut à la perche est une épreuve d’athlétisme faisant partie des sauts. Elle consiste, après avoir effectué une course d’élan d’une cinquantaine de mètres, à s’aider d’une perche souple pour franchir sans la faire tomber une barre horizontale placée à plusieurs mètres de hauteur. C’est la huitième épreuve du décathlon.

Le saut à la perche de haut niveau nécessite les quatre qualités de l’athlétisme : la rapidité sur la course d’élan, la force pour appuyer sur la perche, la souplesse pour effectuer les mouvements en l’air et la qualité de pied au moment de l’impulsion. Pour sauter à la perche, deux techniques existent : la technique russe et la technique française, qui rendent les sauts différents mais qui ont toutes deux fait leurs preuves. Dans ces deux techniques, le choix de la perche est très important ; ces dernières sont faites en fibre de verre et en fibre de carbone et peuvent se plier, cependant, cela n’a pas toujours été le cas. Lors de son invention dans la Grèce antique et dans d’autres régions du monde, elles étaient en bois et ne pliaient pas.

La spécialité a longtemps été dominée, dans les années 1950 et 1960, par les perchistes américains. Dans les années 1980, des athlètes européens confèrent une nouvelle dimension technique au saut à la perche. L’Ukrainien Serguei Bubka premier homme à franchir la barre des six mètres et détenteur du record du monde pendant presque 30 ans, est sans conteste le sauteur à la perche le plus emblématique de la discipline. Il établit trente-cinq records du monde du milieu des années 1980 au milieu des années 1990. Aujourd’hui, la discipline est dominée, entre autres, par le Français Renaud Lavillenie.

Les Règles

Le saut à la perche est une discipline olympique dont les règles sont régies par l’IAAF. Les sauteurs doivent respecter ces règles pour que leur record soit homologué ou pour gagner la compétition. Les grandes règles sont les suivantes :

-La piste d’élan doit mesurer minimum 40 mètres de long, et 1.22m de large.

-La piste se finit par un butoir, et par un tapis.

-Les athlètes sont autorisés à utiliser leurs propres perches.

-Il doivent franchir la barre sans la maintenir ou l’empêcher de tomber avec leurs mains.

-Les athlètes disposent d’un temps imparti pour sauter en fonction du nombre de sauteurs dans le concours et du nombres d’essais précédents.

-La barre est levée de 5cm à chaque fois. Les sauteurs disposent de trois essais pour la passer. Le dernier sauteur peut choisir la hauteur de la barre qu’il veut sauter. Sans cette règle, Renaud Lavillenie n’aurait pas pu battre le record du Bubka à 6,15m.  (ex: Lavillenie 6,16m a Donetsk).

Un concours de saut à la perche se déroule de la même façon qu’un concours de saut en hauteur : il commence à une hauteur définie par l’organisateur variant selon le niveau des participants. Chaque athlète commence à la hauteur de son choix pourvu qu’elle soit supérieure ou égale à la hauteur définie précédemment.

Chaque sauteur a alors trois essais par hauteur et, s’il la franchit, en obtient trois nouveaux pour la hauteur suivante, sinon il est éliminé et sa performance retenue est la dernière hauteur franchie. La barre monte de cinq centimètres en cinq centimètres ou de dix centimètres en dix centimètres et ne peut pas redescendre. Un concurrent peut faire l’impasse sur une hauteur à n’importe quel essai pour se reposer ou pour une raison stratégique mais il n’a droit qu’à deux échecs successifs.

Comme dit précédemment une autre règle définie depuis 1889 impose au sauteur de ne pas changer la position de ses mains sur sa perche pendant le saut.

Le sauteur a une minute pour s’élancer, deux s’il est seul ou s’ils sont deux à cette hauteur, et cinq s’il est le dernier concurrent en lice. Si le sauteur interrompt sa course d’élan et ne franchit pas la ligne blanche sous les poteaux et/ou le bout du butoir, il peut tenter une nouvelle course d’élan, sans bénéficier de temps supplémentaire et doit s’élancer avant le temps imparti.

Les concours sont arbitrés par des officiels qualifiés qui déclarent si le sauteur a franchi la ligne mais n’a pas sauté. Ils valident ou non les essais selon que la barre s’est entièrement soulevée des taquets, qu’elle soit tombée ou que le perchiste est touché la barre avec ses mains. Si l’essai est validé, le juge lève un drapeau blanc, si l’essai est raté ou que le temps imparti est écoulé, le juge lève un drapeau rouge et dès qu’il ne reste que quinze secondes au perchiste pour franchir la barre, il lève un drapeau jaune.

 

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