Le gouren

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La lutte traditionnelle de Bretagne appelée le « Gouren » qui se pratique uniquement debout aurait été importée de Grande-Bretagne lors des migrations du 4ème siècle. Sport très prisé et pratiqué par des nobles durant le moyen Âge, c’était un moyen de montrer sa bravoure et son adresse lors des tournois pour les guerriers. Les aspects spectaculaires étaient appréciés si bien que la lutte fut présente dans les grands cérémonials de l’époque.

Il faudra attendre les années 30 avec la création de la FALSAB ( Fédération des amis des luttes et ports athlétiques bretons) qui fait la promotion de la lutte bretonne et des sports athlétiques bretons traditionnels mais aussi qui gère les tournois et désigne les arbitres. Le but du Gouren est de marquer un « lamm » c’est à dire de projeter son adversaire sur le dos. 

Les Règles

L’équipements 

Afin de pouvoir pratiquer le gouren, les lutteurs ( ses) doivent s’habiller dans une tenue spécifique appelée  » une roched », qui est une chemise de toile épaisse de couleur blanche portant une ceinture se lassant sur le côté.  Celle-ci  permet aux lutteurs (ses) de se saisir pour effectuer différentes techniques de lutte.

Les pratiquants sont aussi revêtus du « bragou », pantalon de couleur noire se lassant au dessus du genou et permettant aux lutteurs (ses) d’accrocher le kliked (enroulée de jambe), technique emblématique du gouren. Cette tenue, modernisée, est un héritage du vêtement de travail du paysan breton.

La pratique se réalise sur tapis pour les entraînements et les compétitions d’hiver. En été la pratique de plein air s’effectue, traditionnellement, sur une surface de sciure de bois (non traitée).

Le déroulement d’une partie 

 

Les lutteurs accrochent leurs mains à la roched (chemise) adverse au-dessus de la ceinture (celle-ci comprise). Avec leurs pieds, les lutteurs peuvent faire des balayages, fauchages, barrages ou klikedoù (enroulés de jambes). Les attaques de jambes se font sous la ceinture.

Lors d’une projection, l’attaquant doit contrôler la chute de son adversaire, pour sa sécurité et pour le résultat. Toute violence est proscrite, tant verbale que physique. Le refus de combat est sanctionné. Le lutteur doit en permanence attaquer, contre-attaquer ou se laisser attaquer.

Le combat de gouren est spectaculaire, le but du combat (recherche de la chute sur le dos avant toute autre partie du corps) implique des projections impressionnantes mais néanmoins maîtrisées qui confèrent son aspect esthétique à la pratique.


 

Les compétitions 

 Il existe plusieurs formes de compétitions :

  • Compétitions d’hiver, dites « modernes », en salle (instaurées par C. Cotonnec en 1930) sur tapis (« pallenn » en breton) : challenges individuels et par équipe, championnats départementaux et de Bretagne.
  • Tournois d’été : soit par appariement sportif (tirage au sort comme en salle en hiver), soit sous forme à l’ancienne.

Dans les défis « mod kozh » l’enjeu de la victoire peut être le gain d’un bélier vivant. Le vainqueur est celui qui arrive à vaincre trois adversaires consécutivement, le lutteur doit être capable de gérer son effort mais aussi de se dépasser pour pouvoir emporter le trophée.

  • Championnats européens réunissant une dizaine de pays en style gouren et back-hold (lutte écossaise) tous les ans.

L’arbitrage, les consignes, les termes techniques se font en langue bretonne.`

 

 

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