BMX

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Le BMX (Bicycle motocrossa) est un sport extrême cycliste, physique, technique et spectaculaire. Il est divisé en deux catégories : la Race où les rideurs font la course, et le Freestyle où les rideurs font des figures (ou tricks en anglais). Les pratiquants de ce sport sont nommés pilotes, bicrosseurs, riders.

Le BMX Race ou Bicross est une course entre huit concurrents qui doivent parcourir une piste de 340 à 400 m. Cette piste a la particularité d’être parsemée de bosses qui, soit se sautent, soit s’enroulent par cabrage du vélo sur la roue arrière. C’est un sport acrobatique et spectaculaire demandant des qualités physiques telles que la vélocité, la puissance, l’explosivité et l’endurance. Cette discipline, dans sa version supercross, est devenue pour la première fois une discipline olympique à l’occasion des Jeux olympiques de Pékin en 2008.

Le BMX Freestyle voit le jour aux Etats-unis au début des années 80. Les pilotes alors engagés sur les premières courses de BMX s’adonnent progressivement à des figures pendant puis en dehors des compétitions. L’athlète américain Bob Haro s’impose rapidement comme la figure de proue du BMX Freestyle. À travers les démonstrations qu’il effectue d’abord sur le sol US puis à travers le Monde, il donne au BMX freestyle une notoriété inédite ce qui l’amène à réaliser les cascades dans le célèbre film réalisé par Steven Speilberg « E.T. l’extra-terrestre ». Les skateparks et leurs modules deviennent peu à peu les nouveaux terrains de jeu des adeptes du BMX Freestyle.

Les années 90 marquent un tournant majeur avec l’apparition d’événements XXL et formatés pour la télévision comme les X-Games, les Gravity Games et le Dew Tour offrant aux spécialistes du BMX Freestyle l’opportunité de briller à la télévision et donc de vivre de leur sport. Le niveau s’élève automatiquement et les riders commencent à adopter une approche plus rigoureuse et professionnelle, se concentrant alors sur la variante du BMX Freestyledans laquelle ils étaient les meilleurs. L’un des principaux formats apparus est le BMX Freestyle Park. C’est d’ailleurs ce format qui a été retenu pour devenir discipline officielle lors des JO de Tokyo 2020.

Les Règles

La race

La race est la pratique la plus courante du BMX. Une grande partie de la course se fait au départ. Quelqu’un qui part bien et qui ne fait pas de fautes par la suite, en général, remporte la course. Il ne s’agit pas de faire des figures lors des sauts d’obstacles sous peine de sanction du type carton jaune/rouge.

Le matériel

Le vélo de bicross est petit, il possède des roues de 20 pouces (environ 50cm) et des pneus de 20 × 1,50 à 20 × 2,125 (le plus gros à l’avant). Ce vélo est particulièrement maniable, il n’a qu’une seule vitesse : les courses sont des sprints de moins d’une minute.

L’équipement du pilote s’apparente à celui d’un pilote de motocross et, hormis les chaussures, la tenue est généralement choisie chez les équipementiers de motocross. Le vélo reçoit peu d’équipement et certains composants comme la tige de selle, les pédales ou encore le guidon, pour les plus jeunes pilotes, sont en alliage d’aluminium et, depuis quelque temps, en carbone, bien que celui-ci rende la fourche plus fragile, afin d’alléger au maximum le BMX ; son poids, pour un adulte, se situe aux environs de 12kg, voire moins pour les BMX de compétition les mieux équipés, descendant parfois sous la barre des 9kg. Les vélos sont équipés de pédales automatiques.

La piste

Les pistes de bicross sont toutes différentes les unes des autres. Elles sont en terre battue avec un revêtement qui offre une surface très roulante pour favoriser la vitesse et la fluidité. De nos jours, il n’est pas rare de trouver des pistes comportant des virages en bitume ou en ciment. Ces pistes font entre 200 et 400m de long, avec 3 à 6 virages et de 10 à plus de 30 bosses, dont les whoops (série de bosses à sauter par paire, triple ou à enrouler). Certaines pistes sont particulièrement sélectives afin de mettre la technique en avant.

Les bosses

  • Simple : bosse seule ; les pilotes la passent en se mettant sur la roue arrière avant de l’atteindre (c’est ce que l’on appelle un Enroulée) ;
  • Double : série de deux bosses ; elles sont écartées de 2 mètres ou plus (même si elles font rarement plus de 10 m de long) ; trois solutions sont adoptées pour passer rapidement : sur la roue arrière pendant le creux (un enroulé), avant d’arriver sur la bosse et dans le creux de la bosse (c’est un cabré-enroulé), ou en sautant d’une bosse à l’autre (ce qui est spectaculaire quand les sauts font 6 mètres ou plus de long) ; c’est l’obstacle le plus souvent rencontré sur les pistes ;
  • Triple : trois bosses ;
  • Table : bosse en forme de table : une montée, un plat et une descente ; le plat fait de 1 à 8 mètres de long, toujours pour favoriser les sauts ; ce type de bosse est très apprécié pour l’apprentissage du saut chez les jeunes pilotes ;
  • Double asymétrique : double table, dont la première est plus courte que la deuxième ;
  • Whoops : série de bosses très rapprochées (5 à 10 espacées de 2 à 5 mètres) ; il s’agit d’un obstacle intéressant car il existe de multiples manières de le passer ; souvent, les pilotes sautent ces bosses deux par deux ;
  • Dromadaire : table à simple bosse, au milieu ;
  • Simple pro : simple bosse suivi d’une pro ;
  • Double table : double bosse suivi d’une table ;
  • Simple table : bosse simple avec une table juste derrière ;
  • Table table : deux tables à suivre ;
  • Quadruple : série de deux doubles.

La compétition

Une compétition de bicross est assimilable à un sprint où le sprinter doit franchir des haies sur une distance moyenne de 300 mètres, avec en plus, de légers dénivelés.

Les pilotes sont positionnés sur une pente, appelée butte de départ, ou start, avec la roue avant appuyée contre une grille escamotable. La totalité des pays ont adopté un système de départ actionné par un piston à air, qui replie la grille vers l’avant et permet aux pilotes de s’extraire plus rapidement. Les ordres de départ sont énoncés par un haut parleur suivant la procédure suivante homologuée : « OK Riders let set them up ! Riders ready ? Watch the gate ! ». Les concurrents regardent les feux tricolores : rouge, orange puis vert. Quand le feu passe au vert, la grille bascule vers l’avant.

Il y a 8 pilotes maximum à s’élancer sur la piste. Si, dans une catégorie d’âge, le nombre de participants est supérieur à 8 (ce qui est souvent le cas), les pilotes font 3 manches qualificatives par groupe de 8, puis des huitièmes, quarts, demi et une finale pour chaque catégorie d’âge. Il faut être dans les 4 premiers pour passer aux manches suivantes.

Il y a environ 15 catégories, filles et garçons séparés (sauf pour les courses moyennes où il n’y a pas assez de pilotes pour le faire). Les championnats du monde de BMX de 2005 ont réuni 2 500 pilotes de 45 pays à Paris-Bercy.

Le Freestyle

On appelle freestyler un rider qui utilise son BMX pour faire des figures. Au niveau français, avec l’intégration du Freestyle au sein également de la Fédération française de cyclisme, la Coupe de France de BMX Freestyle Park est créé en 2017 et se déroule en 3 manches au Havre, à Strasbourg et à Troie. .

Le matériel

Le vélo

Le vélo de BMX Freestyle est petit ; il possède des roues de 20 pouces (environ 50cm), et des pneus de 20 × 1,50 à 20 × 2,50 (le plus gros à l’avant). Le vélo reçoit peu d’équipement, comme la tige de selle, les pédales ou encore le guidon. Les pièces métalliques sont faites en ChromeMolybdène et/ou en aluminium ce qui rend le BMX le plus léger possible ; son poids se situe aux environs de 12kg ou moins pour les BMX les mieux équipés descendant parfois sous la barre des 9kg en l’absence de freins et de pegs. On peut rajouter des pegs aux axes des roues pour faire des grinds ou pour s’en servir de repose-pieds dans le cas du flat. Le freecoaster permet de rouler en marche arrière (fakie) sans le mouvement inverse du pédalier ; principalement utilisé en flat et en street.

Les protections

Le rider peut mettre un casque bol ou intégral pour le vert, des genouillères, des protège-tibias, des coudières, des gants, etc.

Le flat

Le flat est une discipline qui consiste à faire des figures, ou enchaînements de figures, exclusivement sur un sol plat, souvent en équilibre sur une seule roue ou en utilisant des pegs. Le flat évolue très rapidement depuis quelques années et devient plus une forme d’art qu’un sport ; c’est une discipline très exigeante que l’on peut comparer à de la danse, semblable au breakdance ou à la danse hip-hop. De fait, dans les compétitions (plus souvent appelées contests ou jams), l’originalité et le style des pratiquants sont largement mis en avant au détriment du côté purement sportif et compétitif. L’originalité des tricks fait la différence en compétition.

Pour le flat, on utilise un vélo plus court et plus léger, ce qui permet un meilleur maniement. Beaucoup de flatlanders utilisent seulement le frein avant ou pas de frein du tout, ce qui rend la pratique plus difficile mais aussi plus impressionnante et beaucoup plus fluide.

Le Park

Le park est la discipline la plus connue du freestyle, notamment grâce aux contests tels les X Games, les Gravity Games, le FISE. Un skatepark est le plus souvent réalisé avec des rampes en bois (en intérieur) et en béton en extérieur.

Le principe du park est de réaliser des figures sur les modules présents dans l’aire du skatepark (quarters : plans inclinés, curbs, rails, walls…). C’est, en quelque sorte, la combinaison de toutes les disciplines du BMX car, grâce à la diversité des modules, il est possible de réaliser des figures aériennes comme en dirt, sur une fun-box, ou bien des grinds, comme en street, sur les curbs et rails, et des figures au sol, sur les plateformes, des quarters, comme en flat.

Le Street

Comme son nom l’indique le street se pratique dans la rue, sans règle ni contrainte. Le but est d’utiliser le mobilier urbain afin d’y effectuer des figures. Le rider se sert de plans inclinés, de murs, de mains-courantes, de murets sur le côté d’escalier, et de toute autre installation non prévue à cet effet. L’accessoire emblématique d’un BMX de street est ce qu’on appelle peg, sorte d’extension surdimensionnée des axes de roues qui permet de grinder (glisser), donc de faire des figures sur toute sorte d’obstacle.

Le street naît de l’absence de skateparks et cette discipline est en train devient en vogue dans les vidéos et les magazines spécialisés. La tendance actuelle est de faire du street sans frein. Une autre très forte tendance actuelle est d’enchâiner des figures le plus fluidement possible, sur plusieurs obstacles, et donc de créer une « ligne ». La base du street est la technique du bunny hop qui consiste à décoller les deux roues sans tremplin.

La Vert’

Le vert consiste à faire des figures sur une rampe appelée halfpipe, en forme de U, dont les parois finissent à la verticale (de 30 à 70cm suivant les rampes). Même si c’est sans doute la pratique la plus spectaculaire du BMX, elle est peut-être la moins pratiquée de nos jours car c’est une des disciplines les plus exigeantes, demandant des années d’entraînement mais surtout des infrastructures très lourdes.

Une rampe classique mesure généralement 3,50m de haut et les meilleurs arrivent à décoller de 3m ou 4,50m au-dessus de la rampe.

Le Dirt

Le dirt est la discipline qui consiste à exécuter des figures sur bosses en terre, lors de contests. Les bosses sont généralement construites par les utilisateurs eux-mêmes ; celles d’appel et celles de réception sont, en général, espacées de plusieurs mètres, formant ainsi un long creux entre elles. De nos jours, le dirt est une discipline qui demande de l’engagement afin de réussir les figures actuelles telles que 360°, backflip (salto arrière), frontflip (salto avant), tailwhip (le cadre du vélo effectue une rotation autour du tube de direction) ou busdriver, no hand, superman… La liste de ces figures est longue, et les meilleurs arrivent à en exécuter plusieurs dans un même saut.

Le Trail

On appelle un trail un terrain vague ou une forêt où les riders érigent un « champ de bosses » ; il n’y a ni règle, ni contrainte. Pour beaucoup, le trail est considéré comme la pratique la plus « noble » car bien souvent les riders passent plus de temps à façonner la piste qu’à y rouler. Parfois, les riders creusent sur des terrains qui ne leur appartiennent pas, des enfants s’en servent comme toboggan et finissent rasés par la voirie ou les propriétaires, ce qui entraîne de plus en plus les riders à se regrouper en association pour « officialiser » leur champ de bosses.

Un « bon champ de bosses » permet « enchaînement, compression, fluidité et plaisir ». « Compression », car il faut creuser un trou et récupérer la terre pour ériger les bosses d’appel et de réception (cette opération nécessite un apport d’eau) ; le but n’est pas spécialement de faire des figures mais plutôt d’enchaîner le plus de sauts sans avoir besoin de pédaler, en « pompant » dans les compressions pour prendre de la hauteur et donc de la vitesse.

Figures freestyle, ou tricks

La figure de base est le bunny hop (saut de lapin), un saut sans tremplin.

Aériennes

Ces figures sont effectuées sans que les roues ne touchent le sol, quelle que soit la hauteur du saut, en dirt, trail et vert’ et, aussi, en entrée ou en sortie de grind.

Avec les mains
  • Busdriver : faire tourner le guidon à 360° sur lui-même, en guidant le guidon avec la main ;
  • Barspin : faire un 360 ° avec le guidon sans le guider, en le lançant ;
  • X-up : le guidon est tourné à 180° sans lâcher les mains ;
  • Condor (inspirée du rapace du même nom) ou Tuck no hander : on place le vélo vertical, on serre les jambes et on lâche le guidon en écartant les bras vers le haut ;
  • Tire grab : attraper le pneu avant avec sa main ;
  • Wheel grab : évolution du tire grab, il faut stopper la roue.
Avec les pieds
  • One foot : on enlève un pied de la pédale ;
  • No foot : on enlève les pieds des pédales ;
  • Can-can : on fait passer un pied du côté opposé du cadre ;
  • No foot can-can : on fait passer les deux pieds du même côté du cadre en les lâchant, semblable à un can-can mais avec les deux pieds ;
  • Crankflip : faire tourner le pédalier à l’envers et récupérer les pédales après un tour complet du pédalier ;
  • Superman : tenir le guidon et tendre le corps et les jambes pour ressembler à… Superman en vol ;
  • Nothing : sans les mains, sans les pieds, le rider lâche le vélo pendant le saut puis le rattrape avant d’atterrir.
Rotations sur un axe vertical
  • 180° : le rider et le vélo font un demi-tour,
  • 360° ou 3-6 : le vélo et le rider font un tour complet ;
  • 540° : le vélo et le rider font un tour et demi ;
  • 720° : le vélo et le rider font deux tours complets ;
  • 900° : le vélo et le rider font deux tours et demi.
  • 1080° : le vélo et le rider font trois tours complets ;
  • 1260° : le vélo et le rider font trois tours et demi,
  • 1440° : le vélo et le rider font 4 tours complet
Rotations latérales
  • Backflip : salto arrière ;
  • Frontflip : salto avant ;
  • Barrel-roll : saut périlleux latéral (sur le côté) ;
  • Flair : c’est un backflip combiné à un 180°, la rotation ne se fait pas droite mais plutôt en diagonale de la courbe ;
  • Cash-roll : 180° suivi d’un flair ou 360° combiné au frontflip ;
  • 3-6-backflip : 360° combiné au backflip.

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