Sumo

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Le sumo est un sport de lutte japonais. Le combat sumo se caractérise par le gabarit des lutteurs ainsi que par les nombreux rites traditionnels qui entourent les combats, et consiste en deux règles simples : les lutteurs ne doivent pas sortir du cercle (dohyō), ni toucher le sol avec une autre partie du corps que la plante des pieds. Ce sport reste extrêmement populaire au Japon.

Le sumo fut mentionné pour la première fois en 712 dans le Kojiki, « Chronique des faits anciens », premier livre d’écriture japonais (alors en langue japonaise mais en écriture chinoise). Le premier rouleau du Kojiki relate la victoire de deux dieux anciens lors d’un combat de sumo. C’est ainsi que le peuple mené par Takemikazuchi obtint la possession des îles japonaises et que fut fondée la famille impériale dont est issu l’actuel empereur. Mis à part ces légendes, il semble que les combats sumo soient apparus il y a près de 1 500 ans, sous forme de rituels religieux shinto : des combats sumo ainsi que des danses et du théâtre étaient dédiés aux dieux (kami) en même temps que des prières pour obtenir de bonnes récoltes.

Les Règles

Les lutteurs 

Le sumo professionnel est un sport réservé aux hommes. Les lutteurs de sumo sont appelés au Japon rikishi (« homme fort »). Ils portent un nom de combat, gardant généralement leur propre prénom, sauf pour les lutteurs étrangers.

Lors des combats, ils ne sont vêtus que du mawashi, une bande de tissu serrée autour de la taille et de l’entrejambe, qui constitue la seule prise solide autorisée pendant le combat. Celle-ci fait réglementairement entre 9 et 14 mètres suivant la corpulence du rikishi. Ils sont coiffés selon le style chonmage : les cheveux, lissés avec de l’huile, sont maintenus par un chignon. Un rikishi garde ses cheveux longs pendant toute sa carrière active ; son départ à la retraite est marqué par une cérémonie appelée danpatsu-shiki au cours de laquelle ce chonmage est coupé. 

Il n’y a pas de catégorie de poids pour les rikishi et il peut arriver que l’un des combattants ait plus du double du poids de l’autre (les poids de rikishi pouvant aller de 70 à 280kg). Cependant, les rikishi des meilleures divisions pèsent en moyenne environ 150kg, poids semblant le plus à même d’assurer à la fois stabilité et souplesse.

Chaque lutteur appartient à une écurie, c’est en fait le club ou l’école  du rikishi au sein de laquelle il vit et s’entraîne, sous la direction de son oyakata. Ces heya, ou beya, sont réparties en groupes appelés ichimon qui permettent de mutualiser certaines ressources. 

La vie quotidienne du lutteur au sein des écuries est très réglementée : réveil à 5h30 ou 6h du matin, entraînement à jeun, repas de midi, sieste et repas du soir. Le lutteur ingère en moyenne 5 000kcal par jour. Les entraînements suivent un certain nombre de rituels ancestraux et les lutteurs les mieux classés se font servir par les apprentis.

La plupart des écuries occupent un seul et même bâtiment, la salle d’entraînement est au rez-de-chaussée et les pièces de vie dans les étages supérieurs. Souvent, l’oyakata et sa famille occupent le dernier étage. Les lutteurs des divisions inférieures partagent un dortoir, tandis que les sekitori bénéficient d’une chambre individuelle. L’oyakata et sa femme (okami-san) gèrent de nombreuses facettes du quotidien des lutteurs. En principe, un lutteur ne peut s’émanciper de cette vie collective qu’une fois devenu sekitori, et s’il s’est marié.

Le combat 

Le but de chaque lutteur est d’éjecter l’adversaire hors du cercle de combat ou de lui faire toucher le sol par une autre partie du corps que la plante des pieds. L’arène est appelée dohyo : c’est une plateforme carrée faite d’argile tassée, d’une hauteur de 34 à 60cm. Un cercle de 4,55m de diamètre, fait à l’aide de ballots de paille ancrés dans la plateforme, délimite l’aire de combat. Outre les lutteurs, le gyoji, l’arbitre, est également sur le dohyō. Les juges, les annonceurs ou présentateurs ainsi que les lutteurs suivants se trouvent autour de l’arène.

Les lutteurs sont d’abord appelés par le yobidashi à monter sur le dohyō. Avant l’affrontement, les lutteurs chassent les esprits en frappant le sol avec les pieds, après les avoir levés très haut : il s’agit du shiko. En signe de purification, ils prennent une poignée de sel et la lancent sur le cercle de combat : on parle alors de kiyome no shio. Il y a également le rituel de « l’eau de force », que le rikishi boit puis recrache. Ce sont les trois gestes rituels les plus importants avant le début du combat proprement dit.

Le combat débute au signal du gyōji, qui présente alors l’autre face de son éventail. Après une phase d’observation, les lutteurs doivent toucher le sol avec leurs deux mains pour accepter le combat, la confrontation physique peut alors commencer. Les deux protagonistes se lèvent et s’élancent l’un vers l’autre, action nommée tachi-ai. Le premier contact entre les deux, atari, est souvent très violent. Lorsque l’un des deux rikishi n’a pas mis les deux mains au sol alors que l’autre s’est élancé vers lui, on parle de matta, et le départ est redonné.

Les combattants peuvent utiliser les prises parmi les 82 autorisées, ces prises gagnantes sont appelées kimarite. Lorsque le combat dure trop longtemps, le gyōji peut alors accorder une pause aux lutteurs, appelée mizuiri. Si le choix du vainqueur à la fin du combat n’est pas évident, les juges se réunissent sur le dohyō pour délibérer, il arrive alors que le combat soit rejoué : torinaoshi.

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