Sprint

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Le sprint est un type de course à pied caractérisé par un effort bref et intense afin de développer une vitesse de déplacement maximale. On parle de sprint court et de sprint long selon la durée de l’effort, cette durée de l’effort conditionnant les types de substrats énergétiques utilisé par les muscles et par conséquent la vitesse atteinte.

Les facteurs biologiques de la performance sont la force et la vitesse de contraction des fibres musculaires. De fait, la composition de sprinters de haut niveau comporte un pourcentage très élevé (85 %) de fibres dites « rapides ». La composition des muscles en types de fibres est bien déterminée génétiquement, mais l’entraînement transforme les fibres musculaires dans une certaine mesure. Un sprinter est l’athlète qui pratique le sprint. 

Les sprints sont de deux types selon la distance parcourue :

  • Les sprints courts :
    • 50m
    • 60m
    • 100m
    • 150m
    • 200m
  • Les sprints longs :
    • 300m
    • 400m
    • 500m
    • 600m

Les Règles

Quelques spécificités

Départ

Avant le départ, l’athlète prend position derrière les starting blocks qu’il a préalablement réglés en fonction, notamment, de sa morphologie et de ses capacités physiques. Au premier commandement du starter (« à vos marques »), les compétiteurs prennent leur position de départ. La position de l’athlète consiste, à ce moment, à poser au moins un genou à terre, ses deux jambes étant pliées ; ses mains sont posées à terre, en arrière de la ligne de départ. Lorsqu’ils ne bougent plus, le starter les avertit du départ imminent (« prêts ? ») ; les athlètes se mettent alors en position de déséquilibre en levant le bassin, le poids du corps basculant alors sur les bras. Le genou de la jambe avant forme un angle d’environ 90 degrés. Enfin, le starter donne le signal de départ en tirant un coup de feu en l’air.

Un faux départ est détecté soit visuellement par le starter (ou le starter de rappel), soit automatiquement lorsque le coureur part moins de 100 millièmes après le coup de feu (durée qui correspond au temps minimal que met un signal nerveux pour aller des oreilles aux jambes en passant par le cerveau). Avant 2003, un faux départ par athlète était autorisé. Entre 2003 et 2009, c’est un seul faux départ par course qui fut toléré, l’athlète commettant le deuxième faux départ étant éliminé. Depuis 2010, aucun faux départ n’est toléré.

Course

Après le jaillissement des « blocks », le sprinter doit allonger progressivement ses foulées. Les premiers appuis au sol sont longs, le sprinter cherche à appuyer longuement sur la piste et se propulser vers l’avant pour créer de la vitesse. Aussi, ses épaules restent à l’avant, son regard pointe sur le sol devant lui, l’ensemble de son corps se situant dans un plan incliné par rapport à la piste. Cette phase de mise en action est communément la phase de « poussée », elle peut durer jusqu’à trente mètres pour les meilleurs. Puis, il se redresse peu à peu afin d’atteindre sa vitesse maximale lors de la phase dite de « transition ». Son bassin vient alors basculer vers l’avant, la ligne formée par son bassin et ses épaules devenant orthogonale au sol. Cette phase occupe entre dix et vingt mètres de course. La vitesse maximale pour les sprinters de haut niveau est atteinte au bout de 50 à 60m. Par contre, Usain Bolt n’atteint sa vitesse de pointe qu’à 65-70m du fait de sa grande taille. Il enchaîne environ cinq foulées par seconde. Chaque foulée, qui dépend du gabarit du sprinter, peut mesurer jusqu’à 2,90m. La foulée se décompose en deux phases. Une phase d’appui au sol, qui comprend l’amortissement, le soutien et l’impulsion, et une phase de suspension permettant au coureur de maintenir son équilibre et préparer l’action au sol suivante.

Arrivée

Pour maintenir une vitesse maximale, le sprinteur développe une foulée particulière, le « griffé » qui permet de minimiser les freinages et optimiser la propulsion lors de la phase d’appui au sol. À la ligne d’arrivée, il peut mettre ses épaules en avant, c’est ce qu’on appelle « le cassé », ou pivoter son torse car les athlètes sont classés dans l’ordre dans lequel une partie de leur torse atteint le plan vertical du bord intérieur de la ligne d’arrivée.

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