Le ssireum 

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Le Ssireum, également appelé Sirum ou Ssirûm, en coréen : 씨름)  est un sport coréen traditionnel. 

Ce sport symbolise l’esprit national du peuple coréen sous la forme d’un duel de force physique et de technique entre deux opposants en contact direct l’un avec l’autre. Cette forme de lutte particulière est très spécifique à la Corée.

Des tournois de Ssireum sont organisés partout en Corée notamment en été ainsi qu’en automne pour permettre aux lutteurs de montrer leur puissance physique. Dans le passé, le vainqueur du tournoi (appelé jangsa(장사, 壯士), littéralement « l’homme fort« ) recevait un bœuf comme premier prix car c’est le symbole de l’abondance agricole, et le titre de « jangsa ». Une fois le tournoi achevé, le jangsa défile dans le quartier sur son bœuf pour fêter sa victoire.

Depuis le 26 novembre 2018, la lutte coréenne est inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. 

Les Règles

Description 

Le Ssireum se pratique dans un cercle couvert de sable fin. Les deux opposants portent chacun une culotte (appelée « satba(샅바) »), c’est une sangle de tissu reliant la taille et la jambe  et une ceinture (« khori« ). Ils saisissent la culotte de leur adversaire pour tenter de le faire tomber.

Le match se termine lorsque l’un des deux adversaire touche le sable avec n’importe quelle autre partie de son corps que les pieds. Contrairement au sumo  le fait de sortir du cercle n’est pas une défaite mais provoque simplement l’interruption du combat et son redémarage. Dans la plupart des cas, les matchs se jouent selon le système du best-of-three.

Il existe trois classes de poids dans la ligue professionnelle :

  • super-légers (Han La(한라, 漢拏)
  • légers (Baek Du(백두, 白頭)
  • ouvert (Cheon Ha(천하, 天下)

Traditionnellement, le Ssireum était pratiqué avec un pantalon standard dont la partie supérieure était roulée sur elle-même pour permettre de la saisir. L’utilisation du satba a été établie lors de la codification de ce sport à partir du 20ème siècle. Certains mouvements tentent de rétablir l’utilisation du pantalon principalement pour maintenir les racines culturelles et traditionnelles.

Les luttes peuvent sembler lentes à la première vue, mais en réalité elles sont très dynamiques: elles attirent de nombreux spectateurs grâce à la rapidité surprenante, avec laquelle un lutteur met son adversaire sens dessus dessous et s’assure ainsi la victoire.

 

Le déroulement d’une partie

Insa (Le salut) :

Les lutteurs se tiennent à deux mètres de distance face à face avec des armes à leurs côtés et les pieds joint. Tout en regardant les yeux de l’adversaire les lutteurs plier à la taille, déplacer la moitié supérieure du corps à un angle de 30 degrés par rapport au sol. 

Baro Japki (La position de départ)

Les deux participants se mettent à genoux en face de l’autre et chaque participant saisit ceinture de son adversaire. Les poignées de la main droite la ceinture à la taille de l’adversaire. La main gauche s’étend à travers la courroie à l’extérieur de la jambe.

Les deux poignées sont telles que la base est à l’intérieur de la bande de la ceinture avec les doigts à l’extérieur avec paumes vers le bas. La tête se reposera à droite adversaires côté. Le pied droit est en avant entre les jambes de l’adversaire avec légère courbure au niveau du genou et soutient le poids du corps. Les pieds sont la largeur des épaules.

 

 

 

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